John Welles, à Sorel et au Nord-Ouest.

Vers 1771 est né John Kent Welles. Il était le fils unique de John et de Angélique Réaume, mariés à l’église anglicane Christ Church de Montréal en 1770.

John Welles, père, était partenaire de Benjamin Frobisher, marchand de fourrures, dont l’identité se confond désormais avec le commerce des fourrures et son expansion vers le Nord-Ouest. Leur objectif était d’étendre le commerce de la fourrure au-delà du lac Supérieur avec Joseph Frobisher ainsi que Richard Dobie.

Nous savons peu de choses sur l’adolescence de John Kent Welles, autre que son père, Loyaliste, dû s’enfuir au Fort Albany, New York où il y décéda le 8 décembre 1780. John Kent n’aura que 9 ans lorsqu’il hérite de la succession de son père.

En 1798, un nommé John Willis apparaît à titre de partenaire de la Compagnie XY, créée à cause d’un conflit entre les Hivernants et les agents de la CNO, sous la gouvernance de Simon McTavish

Quelques années plus tard, au Fort Gibraltar, John Willis prend Josepthe Grant comme épouse à la façon du Pays. Josephte serait la fille du marchand de fourrures Cuthbert Grant, senior et de Utiwanasis de la Nation Crie et la soeur du Chef Métis Cuthbert Grant.

Comme il n’y avait aucune église dans cette partie du Nord-Ouest avant l’arrivée du vicaire-général Joseph-Norbert Provencher en 1818, aucun registre existe des naissances du couple de John et Josephte. Ce n’est que grâce aux mariages de leur progéniture que nous pouvons constater leur existence:

Edouard Wills, marié à Isabelle McGillis, fille de Angus et de Marguerite Notmikabaw:

Johny Wells et Marie McKay, fille de John et de Henriette Ballantyne

Aucun acte de mariage entre Émilie et Alexandre Breland n’a pu être retrouvé. Cependant, le résultat des recherches de Gail Morin, publié dans son livre “Country Wives: Josephte Grant Wife of John Wills and Pierre Latour” ne laisse aucun doute sur la paternité d’Émilie.

Dans le livre “Documents Relating to the North West Company”, publié par “The Publications of the Champlain Society” en 1934, John Wills est élu membre de l’illustre Beaver Club de Montréal en 1807:

Toujours selon même livre, les minutes d’une réunion indiquent que John Wills serait envoyé à Montréal en 1808:

Nous apprenons que le 8 février 1808, John Kent Welles fût nommé comme remplaçant du second mari de sa mère, Samuel Phillips, à titre d’assistant du Député du greffier de la Chambre située à Québec. Samuel Phillips décédera en août de la même année.

Quelques jours plus tard, soit le 13 février, John Kent Welles fera baptiser deux filles: Angélique Adélaïde, âgée de 8 ans et Agathe Léocadie, âgée de 6 ans. L’acte de baptême indique qu’elles sont ses filles naturelles et omet le nom de la mère.

En 1811, John Kent Welles devint agent seigneurial et maître de caserne de la communauté William-Henry, qui fût le nom que les Loyalistes Anglais donnèrent à Sorel durant la courte période entre 1787 et 1845.

Nous retrouvons John Wills, de retour au Nord-Ouest en 1810:

En 1814, John Wills est remplacé comme agent de la Compagnie du Nord-Ouest. On indique qu’il est si malade qu’on ne prévoit pas qu’il survive l’hiver à la rivière Rouge.

Le décès de John Wills est assumé en 1814-1815, mais aucun registre officiel ni notes de son enterrement sont retrouvés.

Nous pouvons constater que Angélique Réaume Phillips, mère de John Kent Welles, quitte Québec pour s’installer à William-Henry en 1818.

Le 5 août 1822, les deux filles de John Kent Welles se marient à deux cousins: Angélique s’unit à Sauveur St-Martin et Agathe s’unit à Antoine St-Martin. Les actes de mariage ne fait toujours pas mention du nom de leur mère.

Le 17 juin 1823, John Kent Welles et sa mère Angélique Réaume Phillips fûrent parrain et marraine de Angélique St-Martin, fille de Angélique Welles et Sauveur St-Martin.

Angélique St-Martin maria Gilbert Beaugrand-Champagne, fils de Alexis et Josephte Vandal en 1841.

Le 28 mars 1824, John Kent Welles fût le parrain cette fois de sa petite fille Marie Sophie, fille de Agathe et Antoine. Marie Sophie, 47 ans, est désignée célibataire habitant à Sorel avec son frère Félix au recensement de 1871.

Angélique et Sauveur St-Martin eurent six enfants, tandis que Agathe et Antoine St-Martin en eurent huit. Plusieurs actes de baptêmes donnent le surnom de Willis aux deux soeurs.

La mère de John Kent Welles, Angélique Réaume, décède en mars 1826 et est inhumée à Sorel. Nous notons ici que son fils est absent de l’acte de sépulture. La cérémonie est célébrée par le Lamotte, vicaire de la paroisse de Ste-Geneviève-de-Berthier, et que le Sieur de Berthier, James Cuthbert y est présent.

John Kent Welles décède le 14 mars 1846 et fût enterré le 16 mars.

John Kent Welles laissa un testament olographe, reçu par le notaire Henri Crebassa le 18 mars 1846.

Henri Crebassa était le notaire de George Nelson ainsi que de plusieurs agents, marchands, Voyageurs et Hivernants. Nous retrouvons plusieurs contrats notariés par Me Crebassa dans le registre des contrats des Voyageurs du Centre du Patrimoine de la Société historique de Saint-Boniface.

«Je soussigné John Kent Welles déclare que ci après suivent mes dernières volontés. Je désire mourir dans le sein de l’Église Romaine dont je suis membre. Je désire qu’après mon décès mon corps soit décemment inhumée le plus simplement je désirais être mis dans l’Église auprès de ma bonne mère me reposant la dessus sur mes exécuteurs testamentaires. Après mes dettes payées et mes torts réparés s’il en existait quelques uns. Je donne et lègue à mon filleul Gordon John MacArdle et Marguerite Livernois tout ce qui pourrait rester de ma succession pour lui être appliqué en la manière que mes exécuteurs testamentaires trouveront la plus convenable. Je nomme pour exécuter mes dernières volontés. Messire Jean-Baptiste Kelley prêtre le curé de Sorel, Robert Harrower écuyer agent de bateaux à vapeur de John Molson et John Crebassa écuyers tout trois résident dans le Bourg de William Henry lesquels je prie bien de vouloir me rendre se service. Fait sous seing et sceau à William Henry le 15 juillet 1839. Signé John Kent Welles

John Kent Welles ne nomme pas ses enfants comme héritiers. Nous n’avons pu retrouver Gordon John MacArdle et Marguerite Livernois afin de comprendre la relation.

Il est intéressant de constater que un des exécuteur testamentaire de John Kent Welles, John Crebassa, fût aussi commis pour la Compagnie XY. En tant que agent, il construisit le Fort Pembina en 1801 et était au poste Bas de la Rivière en 1816. (source: My First Years in the Fur Trade de George Nelson, Laura Peers, Theresa Schenck)

Plusieurs coïncidences entourent John Wills et John Kent Welles. Leur vécu individuel semble se confondre en une identité simple. John Wills serait-il décédé en 1815, ou serait-il retourné en permanence dans l’est?

Antoine Ménard, ordinary hero of exploration in Western Canada

History has retained the names of Pierre Gaultier de Varennes and La Vérendrye and his explorations across Western Canada. The names of those who accompanied him on his adventures, however, have often been forgotten. This is the case of Antoine Ménard, a 17th century traveler who ventured to Manitoba and whose personal history helps to better understand the great History.

When Pierre Gaultier de Varennes and de La Vérendrye set off from Montreal in 1738 to explore the pristine territories west of New France, he had among his companions a 43-year-old experienced traveler named Antoine Ménard. No book has been written on him, it does not appear in history textbooks and there is no stele in his name.

However, it is this figure from the great History that the anthropologist and specialist in Quebec military history, André Gousse, devoted two conferences this week in Winnipeg, at the Heritage Center and at the University of Saint-Boniface.

Antoine was born in Michilimakinac, a trading post where the town of Mackinaw in the state of Michigan in the United States is located today.

His family is already involved in the fur trade. His grandmother, Marie Mite8agami8k8e, is of Algonquin origin and his father is a trading post interpreter for diplomatic relations with Indigenous People, says André Gousse.

When La Vérendrye hired him, he was a man who already had 30 years of experience in the field. He knows the ways and masters several Indigenous languages. Leader of men, his profile means that he is paid twice as much as his companions.For Ménard, this expedition with La Vérendrye which will lead him to Manitoba is a high point in his career, because he takes part in a great expedition to find the West Sea. He participated in the establishment of Fort La Reine, where the city of Portage-la-Prairie is located today, says André Gousse.

However, Antoine Ménard will not finish the expedition with La Vérendrye and will not meet the Mandans, an Indigenous People whose territory was located in present-day North Dakota. Antoine Ménard was hired for a year and chose to return to Montreal at the end of his contract. He became a farmer and later a militia captain. He will no longer travel.

At the time, Voyageurs were the truckers of today, their mission was not to harvest pelts, but to transport them on what was a bit like the Trans-Canada Highway of the 17th and 18th century, explains André Gousse.

He probably wanted to make a very well-paid trip to be able to offer capital to his family, says André Gousse.

André Gousse, a former Park Canada official and specialist in military history, went to Winnipeg at the invitation of the La Vérendrye Company.

According to the historian, these Voyageurs, who participated in the fur trade and the exploration of the West, represent an infirm minority of people in the society of the time.

We are talking about at most a few hundred men out of a population estimated at 80,000 at the end of the French regime, notes André Gousse.

But they are people who have their importance because they are the ones who will discover the territory, establish relationships with the Indigenous Peoples everywhere and who will push the Francophone presence in America a little further.

Translated from article written by Pierre Verrière and published on ICI Manitoba on November 23 2019. See original French version

Before the Indian Act: Laws that separated Lower Canada First Nations and Métis

Why are Métis different from First Nations in Québec (previously known as the Province of Canada and Lower Canada)?

On Quebec’s unceded lands along the St-Lawrence valley, First Nations at Wendake, Odanak, Wolinak, Kanesatake and Kanahwake lands were “gifted” to its community.

Interestingly, many Lower Canada Métis lived in one of Métis Nicholas Montour’s (son of Sally Ainse & Andrew Montour, grandson of Anne Abenaki & Jean-Baptiste Couc and great-grandson of Marie Mite8agami8k8e and Pierre Couc) seigneuries he purchased: Pointe-du-Lac (also known as Normanville or Tonnancour), Gastineau, Pierreville and Rivière-David (also called Deguire).

Nicholas Montour also owned land along Deskan Zibii (Antler river, now known as Thames river) in Upper Canada, which he inherited from his mother.

None of “his” communities were transformed into communal land like it had been done for First Nations with the creation of “reserves”.

Prior to 1763, both in nominal and legal terms, all French territorial claims in North America belonged to the French king. French monarchs did not impose feudal (seigneurial) land tenure on New France and the king’s actual attachment to these lands was virtually non-existent. (Pritchard, James S. (2004). In Search of Empire : The French in the Americas, 1670–1730. Cambridge: Cambridge University Press. ISBN0-521-82742-6)

The Act for the better protection of the Lands and Property of the Indians in Lower Canada was enacted in 1850. It was one of the first pieces of legislation that included a set of requirements for a person to be considered a legal Indian.

People were “considered as Indians” if they were of “Indian blood”. All descendants of such people, non-Indians who “intermarried with such Indians,” people whose parents would have been considered Indians, and adopted in infancy by any such Indians, were considered to be Indian.

The 1850 Act for the Better Protection of the lands and property of the Indians of Lower Canada also appointed a “Commissioner” and designated the land as held in trust by the Crown but began to limit certain rights of the “Indians”.

In 1854, the feudal (seigneurial) system was formally abolished through the passage of the Feudal Abolition Act by the Legislative Assembly of the Province of Canada, which received royal assent on 18 December 1854.
The Act provided for the conversion of all feudal tenure into that of allodial title – which constitutes individual ownership of real property that is independent of any superior landlord.

In 1857, the Gradual Civilization Civilization Act sought to enfranchise the Lower Canada Métis who had been designated as “Indians” by the 1850 law – likely to facilitate selling them the seigneurial land they had lived on for centuries.

Une chronologie sur le Blanchiment de l’identité autochtone et l’extinction des Droits intrinsèques

Malgré l’établissement colonisux européens depuis 1534, 229 ans se sont écoulées sans législation de l’identité autochtone.

Nous avons tendance à nous référer à la loi constitutionnelle de 1867 comme étant la principale loi qui aura permi au gouvernement d’imposer le statut d’Indien, de gérer les terres des réserves et les fonds communautaires.

Mais l’intention de mettre fin aux droits des Peuples autochtones aura débuté 104 ans avant la Loi sur les Indiens.

Voici la chronologie:

1763: La proclamation royale. Proclamée «Magna Carta indienne». Elle garantissait certains droits et protections et établissait comment la Grande-Bretagne pouvait acquérir des terres.

1850: Loi pour une meilleure protection des terres et des biens des Indiens du Bas-Canada. Sont inclus tous les descendants de ces personnes, les non-Indiens qui «se sont mariés avec de tels Indiens», les personnes dont les parents étaient considérés comme des Indiens et «toutes les personnes adoptées par eux»

1857: La cinquième législature de la province du Canada adopte l’Acte pour encourager la civilisation graduelle des tribus sauvages en cette Province. Tout Indien qui sait lire ou parler anglais ou français, n’a aucune dette et qui est de bonne moralité, est considéré comme une «personne morale» et «civilisé» aux yeux du gouvernement britannique.

1869: l’Acte pourvoyant à l’émancipation graduelle des Sauvages. Cette définition plus restreinte de qui était considéré comme un Indien. Seules les personnes d’un quart de sang indien pouvaient être reconnues indiennes.

1870: Loi sur le Manitoba. Les particuliers résidant à proximité de la ville de Winnipeg actuelle se sont vus offrir Scrip, un billet à ordre donnant à chacun une propriété privée de 64 hectares en échange de leur titre foncier indien.

1876: Loi sur les Indiens. Destinée à consolider toutes les ordonnances précédentes visant à mettre fin à la culture des Premières Nations en faveur de l’assimilation à la société euro-canadienne. Une grande partie de la loi relative à l’identité et aux exclusions fondées sur le sexe a depuis été abrogée et la loi a fait l’objet de plusieurs modifications.

Tous les descendants des personnes qui ont été exclues par l’une de ces lois restent victimes d’injustices historiques du fait de leur colonisation. Nous sommes notamment empêchés d’exercer nos droits au développement conformément à nos propres besoins et intérêts, et notre droit à l’autodétermination est refusé.

Update on Métis baptisms absent from recorded History

This post is an update of my December 28, 2018 post which lists and provides original Métis baptisms.

There’s a claim that Québec’s study of its inhabitants has been thoroughly examined since 1966, when the Programme de recherche en démographie historique (PRDH, Research Programme in Historical Demography) at the Université de Montréal undertook the exhaustive reconstruction of the population of Quebec from the beginnings of French colonization in the seventeenth century. This objective has been realized in the form of a computerized population register.
This basic information is complemented by various socio-demographic characteristics drawn from documents: socio-professional status and occupation, ability to sign his or her name, place of residence, and, for immigrants, place of origin. (direct quote from their website)

The PRDH continues to be an important reference tool used by genealogists, researchers and academics worldwide. Its claim to have computerized each and every baptisms, marriages and burials have directed the course of all modern-day theses on french colonization.

After more than 10 years of inquiry concerning the lack of inclusion of Métis baptisms in the parish of Ste-Geneviève de Berthier, I received a casual response from one of directors and founders of the PRDH, Professor Bertrand Desjardins:

Translation: Cf. the PRDH: The acts of the Métis have been raised like all the others, but we do not consider “Mitif” and “Mitive” are surnames. We add them to the Genealogical Dictionary when the father can be identified”

Two sentences. No official response from the group who purports to rely basically on exhaustive gathering of data from the parish registers of old Quebec. By systematic attribution of baptism, marriage, and burial certificates to the respective individuals – a “family reconstitution” made on the basis of names and family ties.

That’s all I received. Two casual sentences that say so much about patriarchy and erasure that plague the mindset of Academics.

How many such records have been excluded from the tool used by academics who study Indigenous Peoples who lived in the territory of “Nouvelle-France” prior to effective control and whose conclusions project the erasure of Indigenous Peoples and historic communities?

Nouveau conflit territorial entre Premieres Nation au Québec: mon opinion personelle en tant que Métis

Ici au Québec, les gouvernements fédéral et provinciaux ont à nouveau réussi à s’impliquer dans la gouvernance territoriale des peuples autochtones et ont réussi à se diviser pour conquérir.

Le gouvernement a transformé un traité de paix et d’amitié de 1760 entre la nation Wendat et les Britanniques en un conflit foncier territorial.
Voici le document en question:

“Ceci certifie que le chef de la tribu des Indiens Hurons, venu à moi au nom de sa nation, pour se soumettre à sa majesté britannique afin de faire la paix, a été reçu sous ma protection avec toute sa tribu; et aucun officier ou parti anglais ne doit les molester ou les interrompre en revenant à Lorette, et ils sont reçus dans les mêmes conditions, avec les Canadiens, être autorisés à faire librement de leur religion, de leurs coutumes avec la liberté de commercer avec les Anglais – recommandant aux officiers commandant les postes de les traiter avec bonté sous ma main à Longueuil, ce 5 septembre 1760.
Par ordre du général, John Cosman, adjut. Genr.

Je ne peux même pas imaginer les pertes en vies humaines et la terreur que la nation Wendat avait traversée pour parvenir à ce point de soumission, après plus d’un siècle de protection des Français.

Depuis des temps immémoriaux, bien avant l’arrivée des colons européens, les Premières nations Innu, Maliseet, Abenaki et Atikamekw ont vécu de façon continue sur le territoire de leurs ancêtres.

Historiquement, en ce qui concerne les zones de chevauchement, ils ont toujours été en mesure de partager et de gérer l’utilisation des terres de manière harmonieuse. Il appartient aux peuples autochtones de décider ce que nous voulons ou ne voulons pas sur leurs territoires.

En tant que peuple de contact post-européen, les Métis qui partagent les territoires doivent respecter le fait que les Premières Nations sont les premiers intendants de la terre et que nous devons suivre leurs conseils sur ces questions.

La population autochtone du Québec ne représente que 2,29% (1,43% si l’on exclut les Métis de la population autochtone totale); déjà moins de la moitié de la moyenne canadienne de 4,87% – (2016).

Nous séparer en groupes encore plus petits et distincts facilite leurs objectifs de division qui régissent depuis longtemps.

Pire encore: ils nous obligent à nous battre pour chaque morceau de terre nécessaire à la continuité de nos traditions. C’est l’enfer.

Nous sommes plus forts quand nous sommes unis.

My humble opinion for Métis in Québec, as we face a new territorial battle between First Nations.

Here in Quebec, the provincial and federal governments managed again to involve itself into Indigenous territorial governance and succeeded in its regular operation of dividing to conquer.

The government turned a 1760 Peace and Friendship Treaty between the Wendat Nation and the British into a territorial land dispute.
Here’s the document in question:

“This is to certify that the Chief of the Huron Tribe of Indians, having come to me in the name of his Nation, to submit to his Britannick Majesty, to make peace, has been received under my protection with his whole Tribe; and henceforth no English officer or party is to molest, or interrupt them, in returning to their settlement at Lorette, and they are received upon the same terms, with the Canadians, be allowed the free excursion of their Religion, their Customs with Liberty of trading with the English – recommending it to the Officers commanding the posts to treat them kindly given under my hand at Longueuil, this 5th day of September 1760.
By the General’s command, John Cosman, adjut. Genr.

I can’t even imagine the loss of lives and the terror the Wendat Nation had gone through to get to this point of submission, after more than a century of protection from the French.

“From time immemorial, well before the arrival of European settlers, the Innu, Maliseet, Abenaki and Atikamekw First Nations have lived continuously on the territories of their ancestors.

Historically, when it came to areas of overlap, they have always been able to share and manage land use harmoniously. It’s up to Indigenous Peoples to decide what we want or do not want in their territories.”

As a People of post-European contact, Métis who share the territories need to respect that First Nations are the the first stewards to the land and we need to follow their guidance on such issues.

The Indigenous population of Quebec is only 2.29% (1.43% if we exclude Métis from the total Indigenous population); already less than half of Canada’s average of 4.87% – (2016).

Separating us into even tinier, distinct groupings facilitates their longstanding goals of division to rule.
Even worse: they force us to fight each other for every piece of land necessary for the continuity of our traditions. It’s Hell.

We are stronger when we are united.

Nicholas Montour: first Indigenous member of Quebec’s National Assembly

The Quebec National Assembly must change its description of the first Indigenous representative, Nicholas Montour:

They have bleached his identity:

Source: http://www.assnat.qc.ca/fr/deputes/montour-nicholas-4543/biographie.html

Biography

“Probably born in the United States, in 1756, and baptized on October 31, 1756, in the Dutch Church of Albany, in the colony of New York, son of Andrew (Henry) Montour, Indian Agent and Interpreter, and his second wife, Sarah Ainse (was later a shopkeeper).

Trained as a clerk in the fur trade, most notably for Joseph Frobisher in 1774. He stayed in the West for many years and then, around 1792, settled in Montreal. Was a shareholder of the North West Company. Purchased in 1794 the Distillery Company of Montreal; also invests in real estate and real estate in Montreal, in the seigneuries and in the townships. In 1799, moved to Pointe-du-Lac, near Trois-Rivières. He was a justice of the peace.

Elected Deputy for Saint-Maurice in 1796; generally supported the Party of Bureaucrats. Not represented in 1800. Admitted in 1790 to the Beaver Club of Montreal.

Died in the lordship of Pointe-du-Lac, on August 6, 1808, at the age of 51 or 52 years. Buried in the Protestant cemetery of Trois-Rivières, August 8, 1808.

Had married Geneviève Wills, daughter of Meredith Wills, merchant, and Geneviève Dunière, on February 17, 1798, in Montreal’s Christ Church.

Father-in-law of Charles-Christophe Malhiot. Nephew by marriage of Louis Dunière and Pierre Marcoux.

Source: DBC.

Date of update of biography: May 2009″

Nicholas is actually the son of Sarah (Sally) Ainse, Oneida Nation diplomat, and Sattellihu Andrew Montour, a prominent interpreter and negotiator in Virginia and Pennsylvania.

The great-grandparents of Nicholas Montour were Marie Mite8agami8k8e of the Algonquin Nation and Pierre Couc, from the small mission to the Pachirini Trois-Rivières fiefdom.

This Indigenous man, described in his day as Métis, made his fortune in the fur trade and was a shareholder of the North West Company.

80 years after the small mission granted to the Sachem Pachirini of the Algonquin Nation was removed from the Indigenous Peoples, Nicholas chose to use his fortune to buy a seigneury at Pointe du Lac, near Trois-Rivières, where he built houses, “at his own expense and on land owned by him, provide refuge of wandering and vagabond savages” (HISTORY OF THE PARISH OF YAMACHICHE BY ABBE N. CARON PRIEST, CHANOINE, CURÉ OF MASKINONGÉ, 1892.)

Nicolas was justice of the peace and deputy for the great county of Saint-Maurice, which at the time covered the entire territory from Berthierville to Batiscan.

The Montour family remained responsible until the abolition of the seigneurial regime in 1855.

Many of his descendants are recognized members of the Manitoba Métis Nation:

The National Assembly of Quebec must modify the description of this Great Man to celebrate the identity of the first Indigenous MNA in Québec.

Nicholas Montour: Premier député autochtone du Québec

L’assemblée nationale du Québec se doit de modifier sa description du premier représentant autochtone, Nicholas Montour:

Ils ont blanchi son identité.

Nicholas est le fils de Sarah (Sally) Ainse, diplomate de la Nation Oneida, et de Sattellihu Andrew Montour, un interprète et négociateur important en Virginie et en Pennsylvanie.

Les arrière-grands-parents de Nicholas Montour étaient Marie Mite8agami8k8e de la Nation Algonquine et Pierre Couc, de la petite mission au fief Pachirini Trois-Rivières.

Cet homme autochtone, décrit dans son temps comme étant Métis, a fait fortune dans la traite de la fourrure et fût un des actionnaires de la Compagnie du Nord-Ouest.

80 ans après que la petite mission accordée au Sachem Pachirini de la Nation Algonquine a été retirée des autochtones, Nicholas a choisi utiliser sa fortune afin d’acheter une seigneurie à la Pointe du Lac, près des Trois-Rivières, où il a bâti des maisons, “à ses dépens et sur un terrain à lui appartenant, pour y réfugier des Sauvages errants et vagabonds” (HISTOIRE DE LA PAROISSE D’YAMACHICHE (PRÉCIS HISTORIQUE) — PAR — L’ABBE N. CARON PRÊTRE, CHANOINE, CURÉ DE MASKINONGÉ, 1892.

Nicolas fût juge de paix et député pour le grand comté de Saint-Maurice, qui à l’époque couvrait le territoire entier de Berthierville jusqu’à Batiscan.

La famille Montour demeura responsables de leurs censitaires jusqu’à l’abolition du régime seigneurial en 1855.

L’assemblée nationale du Québec se doit de modifier la description de ce Grand Homme afin de célébrer l’identité du tout premier député autochtone du Québec.

A brief story of Élisabeth Couc, who became known as Isabelle Montour.

Translated from an article entitled “De remarquables oubliés – Isabelle Montour“, published by Radio-Canada in November 22, 2016.

A woman of rare intelligence and great beauty, Isabelle Montour is a prominent figure in the young history of the United States.

Élisabeth Couc was born in 1667 at the fiefdom of Algonquin Sachem Pachirini in Trois-Rivières. Her mother Marie Mite8ameg8k8e is Algonquin. Her father, Pierre Couc, from Cognac, is one of the first settlers.

In 1676, the family moved to Saint-François, on the other side of the river from Trois-Rivières. In 1679, Jeanne, the eldest child, was raped and killed by a man called Rattier, an employee of Lord Jean Crevier.

This tragedy illustrates the Settler’s disregard for the Métis. Elizabeth is 12 years old and she will never forget the incident.

From Couc to Montour

It is Elizabeth’s brother, Louis, who adopts the name of Montour when baptizing his children. In 1687, Elizabeth became Isabelle and she married Joachim Germaneau, a much older coureur des bois. Her sisters also marry coureurs des bois. The men know each other and do business together.

A desired woman

In 1692, Isabelle Germaneau and her two sisters moved to the Michillimackinac area, the strategic post between Lake Huron and Lake Erie, then ruled by Lamothe-Cadillac. In 1693, Isabelle’s husband disappears in the woods: she is widowed at 26 years old. Isabelle is very beautiful and leads a libertine life. Lamothe-Cadillac had her arrested and returned to Quebec.

A sparkle

In Quebec, Isabelle Montour is kidnapped by an Indian chief Ottawa, Outoutagan, a very handsome man, who brings her back to Michilimackinac. They marry. It is from this moment, in 1697, that Isabelle becomes an interpreter: she speaks Algonquin, Huron and Iroquois, which is unique. Around 1701, she separated and married a French soldier: she became La Téchenet and moved to Detroit.

The beginning of a saga

Étienne de Maubourg, who came from France to inspect the Cadillac colony, becomes Isabelle’s new lover, who is nearly 40 years old. Meanwhile, Louis Montour fur trade with the English who want to break to the west. He is very powerful. In Detroit, many people desert to follow him, including Isabelle and Etienne.

Maubourg had an affair with a married woman, Madame Tichenet, known as “La Chenette”, at Fort Pontchartrain. After his desertion in 1706, the couple met up and lived among a group of deserters on an island in Lake Erie

The French go after them. They do not find them, but their heads are priced.

In 1709, Louis Montour was murdered by Private Joncaire on the orders of Governor Vaudreuil.

A clan mother

Isabelle takes over from her brother. After having entrusted her daughter to her sisters in Trois-Rivières, she returned to Albany. She moved to Iroquois territory. She becomes accepted by the Oneida Nation and definitively adopts the name of Montour. She marries the chief Karontowa:nen, known also as Robert Hunter, of whom she is very in love. She is a diplomat who participates in all major conferences. Despised by the French, she is greatly respected by the English. She perpetuates the legend of her brother Louis.

Descendants of Marie Mite8ameg8k8e (click to enlarge)

A big liar

During her old age, her son Andrew manages to get her a big stone house. She receives a lot and likes to tell her life, but by inventing all sorts of stories! That’s why there are passages that remain unknown in this unusual life. Isabelle Montour died in 1751, at the age of 85.

She left a large Métis descent named Montour.

At the beginning of the story

In 1670, the population of New France was barely 6,700 people against 120,000 in New England. The Hudson’s Bay Company has just been created under the influence of Médard Chouart des Groseilliers and Pierre-Esprit Radisson. In 1676, the defeat of the Indians in New England gave European settlers control of the North American coast.

Epilogue

In 1850, in Pennsylvania, in memory of Madame Montour and her descendants, Montour County was created in the Susquehanna Valley named in honor of Madame Montour. In the United States, there are, in New York State, the Montour Falls and the city of Montour.

Meanwhile

In 1679: Cavelier de la Salle explores the Great Lakes region. Then he goes down the Mississippi River. He takes possession of Louisiana in the name of France.
In 1863: William Penn signs a peace treaty with the Delaware Indians.
In 1686: Pennsylvania attracts many German and French Protestants who chose exile after the revocation of the Edict of Nantes.
In 1691: a far cry from virginia condemns to banishment any individual who is married to a black man, a mulatto or an Indian.
In 1699: the first permanent French colony is established in Louisiana.

References and bibliography:

Madame Montour and her time, by Simone Vincens, published by Hébert publications.

Mrs. Montour, White Queen of the Iroquois, by George G. Struble, published at Lebanon Valley College.