Mes Voeux pour 2019

Tout le monde semble vouloir suivre des frontières territoriales établies par les Blancs pour établir leurs associations.

Tout le monde veut voir grand et se réunir par pays ou par province ou par région administrative.

Cependant, pour qu’une collectivité puisse être considérée comme une « communauté historique titulaire de droits », il doit être prouvé qu’un certain nombre de personnes ayant une ascendance mixte indienne et européenne ou inuit et européenne :

formaient un groupe ayant une identité collective distinctive;

vivaient ensemble dans la même région;

partageaient un mode de vie commun.

En essayant de voir trop grand, nous avons manqué ces critères essentiels.

Pendant ce temps, nos communautés souffrent de la même manière que nous avons perdu nos magasins du village au profit d’un super centre commercial dans la grande ville d’à côté.

Les rechercheurs travaillent assidûment à retourver le fil du caractère distinct nos communautés; le gouvernement ne pourra plus nier l’existence de nos communautés historiques.

Il en revient à tous et à chacun de nous d’assurer la pérennité de nos communautés dans le monde contemporain.

Je souhaite que 2019 soit pour nous un appel au renforcement de nos communautés, afin que les Métis retrouvent nos habitudes de partage et d’aide envers notre famille, nos voisins et nos communautés.

Comme La Grenouillière et Batoche nous l’ont montré, lorsque nous défendons nos communautés, nos traditions et notre culture, nous sommes une force indomptable et qui a fait frémir plus d’un gouvernement colonial.

Bonne et heureuse année à tous. J’ai hâte de connaître les succès de notre communauté en 2019!

Baptêmes MITIF & MITIVE Baptisms

 

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MARIE JOSEPH MITIVE  le quatre avril mil sept cent quatre vingt trois par moy, prêtre soussigné de l’agrément de monsieur le curé a été baptisée Marie Joseph, née aux pays d’en haut de père français et de mère Sauvagesse agée de onze ans et trois mois, présentée par le Sr Charles L’AVOINE CHEVALIER. Le parrain a été Mr. Henry Nicolas CATIN, curé de St-Cuthbert et la marraine a été Marie Joseph DÉNOMMÉE femme d’Étienne FRAPPIER qui a declaré ne savoir signer ainsi que le dit Charles L’AVOINE de ce requis.
the year 1860, september 7th by me, undersigned priest was baptized Michel, aged four years and three weeks and born in the Upper Country, of Michel Belhumeur Voyageur currently in this parish who presented himself and a mitive. The godfather Pierre Martin signed. The godmother Thérèse Charron -Payet declared not to be able to sign as well as the father of this (?) Pouget
MICHEL BELHUMEUR L’an mille huit cent six, le sept septembre par moi, prêtre soussigné a été baptisé Michel, agé de quatre ans et trois semaines et né aux paix d’en Haut de Michel BELHUMEUR Voyageur actuellement en cette paroisse qui a présenté lui-même et d’une mitive. Le parrain Pierre Martin a signé. La marraine Thérèse Charron -Payet a declaré ne savoir signer ainsi que le père de ce (?) Pouget

 

nineteen October, one thousand seven hundred and seventy-nine by the undersigned priest, was baptized Marie-Angélique, three years old, mitive belonging to Louis GUIBEAU, son. The godfather was Antoine Guibeau and the godmother Guibeau who said they did not know what to sign. Pouget ptre
MARIE-ANGÉLIQUE MITIVE Le dix-neuf octobre mil sept-cent soixante dix neuf par moy prêtre soussigné a été baptisé Marie-Angélique agée de trois ans, mitive appartenant à Louis GUIBEAU fils. Le parrain a été Antoine Guibeau et la marraine Guibeau qui ont déclaré ne savoir signe de ce requis. Pouget ptre
On February 4th, one thousand seven hundred and eighty-two by the undersigned priest was baptized CHARLOTTE MITIVE, aged about eight years, belonging to Charles LAVOINE dit CHEVALIER. The godfather was Jean-Baptiste COUTU and the godmother Marguerite LAVOINE dit CHEVALIER wife of Jacques LESAGE who declared not knowing how to sign this required. Pouget ptre
CHARLOTTE MITIVE Le quatre février mil sept cent quatre-vingt deux par moy prêtre soussigné a été baptisée CHARLOTTE MITIVE agée d’environ huit ans appartenant à Charles LAVOINE dit CHEVALIER. Le parrain a été Jean-Baptiste COUTU et la marraine Marguerite LAVOINE dit CHEVALIER femme de Jacques LESAGE qui ont déclaré ne savoir signer de ce requis. Pouget ptre
On September 29, one thousand seven hundred and eighty-two by the undersigned priest was baptized LOUIS MITIF born in the Pays d'en Haut, aged three years owned by Louis THIVIERGE the godfather was Antoine CARDRON dit ST-PIERRE and the godmother Marguerite VAUDRY woman of Pierre ETHIER who declared not to know signed of this required - Pouget ptre
LOUIS MITIF Le vingt-neuf septembre mil sept cent quatre vingt-deux par moy prêtre soussigné a été baptisé LOUIS MITIF né au Pays d’en Haut, agé de trois ans appartenant à Louis THIVIERGE le parrain a été Antoine CARDRON dit ST-PIERRE et la marraine Marguerite VAUDRY femme de Pierre ETHIER qui ont déclaré ne savoir signé de ce requis – Pouget ptre
The third of October, one thousand seven hundred and eighty-four by the undersigned priest, was christened NICOLAS, born in the upper country of a CANADIAN father and mother SAUVAGESSE belonging to NICOLAS MONTOUR resident in the said upper country, already three years old and presented by Joseph FAGNAN the godfather was Antoine DÉSROSIERS and the godmother Elizabeth PAGÉ who with the presenting declared not knowing to sign this (?).
NICOLAS MITIF MONTOUR Le trois octobre mil sept-cent quatre vingt quatre par moy prêtre soussigné a été baptisé NICOLAS, né aux pays d’en haut de père CANADIEN et de mère SAUVAGESSE appartenant à NICOLAS MONTOUR résident aux dits lieux d’en haut, déjà agé de trois ans et présenté par Joseph FAGNAN le parrain a été Antoine DÉSROSIERS et la marraine Elizabeth PAGÉ qui on avec le présentant déclaré ne savoir signer de ce (?enquis).
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GUILLAUME MITIF L’an mil huit cent sept le quatre octobre par moi prêtre soussigné a été baptisé GUILLAUME agé de six ans né aux pays d’en haut et présenté par Pierre MAILLOUX au nom de JEAN MCGILIVRAY. Le parrain Joseph BONDY écuyer et la marraine Marie Stuar Mcferlan ont signé et le présentateur
The year 1832, the tenth of August, by I, the undersigned priest, was a Baptist, about twelve years old, born in the upper country of Antoine COLIN and a SAUVAGESSE, presented by Joseph Ambroise Olivier, farmer of this parish to whom Colin said it entrusted him for his Christian education. His godfather Pierre OLIVIER could not sign. The godmother Rosalie DEROSIER wife of the aforementioned Joseph Ambroise OLIVIER to sign with him * baptized Jean;
JEAN-BAPTISTE MITIF L’an mil huit cent-six le dix aoust par moi prêtre soussigné a été *baptiste agé d’environ douze ans né aux pays d’en haut d’Antoine COLIN et d’une SAUVAGESSE, présenté par Joseph Ambroise Olivier, cultivateur de cette paroisse a qui le dit Colin l’a confié pour son éducation chrétienne. Son parrain Pierre OLIVIER n’a pu signer. La marraine Rosalie DEROSIER épouse du susdit Joseph Ambroise OLIVIER a signer avec lui *baptisé Jean;
MAXIME MITIF
MAXIME MITIF L’an mil huit cent sept le quatre décembre par moi prêtre soussigné a été baptisé Maxime agé de quatorze ans, né aux pays d’en haud de père CANADIEN et de mère SAUVAGESSE, présenté par Alexis PIET au nom de Louis DUCHÊNE dit LAPRAIRIE. Le parrain Augustin COTTIN et la marraine Marie-Joseph PARENT épouse du dit Cottin ont signé.
PIERRE MITIF
PIERRE MITIF L’an mil huit cent sept le trois novembre par moi prêtre soussigné a été baptisé PIERRE agé de douze ans né aux pays d’en haut d’un père EUROPÉEN et d’une mère SAUVAGESSE, présenté par PIERRE MAILLOUX marchand Voyageur au nom de WILLIAM MCGILIVRAIE (Hgt?) Le parrain CHARLES PIET n’a su signer; la marraine MARIE ANNE HUBARDEAU GRENET a signé avec le présentateur.
ANTOINE, MARIE-JOSEPH ET ROSALIE MITIFS
ANTOINE, MARIE-JOSEPH, ROSALIE MITIFS L’an mil huit cent huit le vingt-deux octobre par moi, prêtre soussigné ont été baptisés ANTOINE, agé de six ans, MARIE-JOSEPH, agée de deux ans et ROSALIE, agée d’un an, nés aux pays d’en haut de père CANADIEN et de mère SAUVAGE, présentés par François MORIN de cette paroisse arrivant des pays susdits. Le parrain et la marraine du garçon ont été AMABLE CHARON et GENEVIÊVE COTTIN PIET, laquelle a signée; ceux de MARIE-JOSEPH ont été ANTOINE MATTHE et THÉRÊSE ROBILLARD MATTHE qui n’on su signer ainsi que PIERRE GALLIEN (sp?) et MARIE-JOSEPH LEBLANC, parrain et marraine de ROSALIE et le présenteur de ceux-ci
JEAN-BAPTISTE MITIF
JEAN-BAPTISTE MITIF L’an mil huit cent huit le vingt-neuf février moi prêtre soussigné a été baptisé JEAN-BAPTISTE, agé de douze ans né aux pays d’en haut d’un père CANADIEN et d’une mère SAUVAGESSE, présenté par FRANÇOIS MANDEVILLE. Le parrain AMABLE CHARRON et la marraine MARIE-JOSEPH LAURENCE ENAUD ont déclaré ne savoir écrire.
ANNE-LOUISE MITIVE
ANNE-LOUISE MITIVE L’an mil huit cent neuf le vingt huit novembre par moi, prêtre soussigné a été baptisée ANNE-LOUISE agée de six ans née aux pays d’en haut de père CANADIEN et mère SAUVAGESSE présenté ici par Jean-Baptiste FALARDEAU qui ne sait écrire. Le parrain Louis Marie OLIVIER écuyer et la marraine Marie-Anne FALARDEAU qui ont signé.
JEAN-BAPTISTE MITIF
JEAN-BAPTISTE MITIF L’an mil huit cent onze le trente septembre par moi prêtre soussigné a été baptisé JEAN-BAPTISTE agé de trois ans né aux pays d’en haut de père CANADIEN et mère SAUVAGE, présenté par Jean-Baptiste DUBORD dit LATOURELLE. Le parrain Joseph DUBORD et la marraine Marie-Angélique GILBERT ont déclaré ne savoir écrire, ainsi que le présentateur
ANNE MITIVE, SUSANNE MITIVE, MAGDELEINE MITIVE
ANNE MITIVE ANGLO-CANADIENNE SAUVAGE L’an mil sept cent quatorze le vingt six juillet je soussigné prêtre ay supplie les cérémonies du baptême à une fille imbécile agée de dix ans, l’ayant ondoyé à la maison en danger de mort. Elle est née aux pays d’en haut de père ANGLO-CANADIEN et de mère SAUVAGE. Elle a été nommée ANNE par mtre Jean-Baptiste MCBEAN notaire public et GENEVIEVE PAPIN YZERHOFF ses parrain et marraine qui ont signé. SUSANNE MITIVE L’an mil huit cent quatorze le vingt six juillet par moi prêtre soussigné a été baptisée SUSANNE MATHILDE agée de huit ans née aux pays d’en haut de père ANGLO-CANADIEN et de mère SAUVAGE. Le parrain Louis Joseph GAUTHIER et la marraine FRANCOISE BERGEVIN DELIGNY ont signé. MAGDELEINE MITIVE L’an mil huit cent quatorze le vingt six juillet par moi prêtre soussigné a été baptisée MAGDELEINE agée de cinq ans née aux pays d’en haut de père ANGLO-CANADIEN et de mère SAUVAGE le parrain François KNAIGT et la marraine Marie Charles MCKAYE-JACQUES ont signé.

 

ANGELIQUE MITIVE
ANGELIQUE MITIVE L’an mil huit cent quinze le seize octobre par moi prêtre soussigné a été baptisée MARIE-ANGÉLIQUE agée de cinq ans née aux pays d’en haut et présentée par Louis FALARDEAU. Le parrain Jean-Baptiste FALARDEAU et la marraine Claire PETIT-SAVIGNAC ont déclaré ne savoir écrire ainsi que le présentateur de se enquis.
ALEXIS MITIF GENEVIEVE MITIVE
ALEXIS MITIF MCKAY Le trente et un juillet mil sept cent quatre vingt six par moy prêtre soussigné a été baptisé ALEXIS MITIF présenté par Ignace MCKAYE Voyageur qui le reconnait pour sien. Le parrain a été Jean-Baptiste PIET qui a déclaré ne savoir signer et la marraine Marguerite FORTIN femme de Joseph LECLAIR qui a signé avec le père. GENEVIEVE MITIVE MCKAYE Le trente et un juillet mil sept cent quatre vingt six par moy prêtre soussigné a été baptisé GENEVIÈVE agée de trois ans et cinq mois MITIVE présentée par Ignace MCKAYE Voyageur qui la reconnait pour la sienne. Le parraine a été Prisc (?) FERLAND et la marraine Marie-Joseph DUBORD femme de Pierre DOSTALAIRE qui ont signé avec le père.

MARIE HENRY MITIVE
L’an mil huit cent quinze le trente septembre par moi prêtre soussigné a été baptisée MARIE HENRY née aux pays d’en haut de père CANADIEN et de mère SAUVAGE au rapport de François PIET habitant de MASKINONGÉ et présentée par lui. Le Parrain Augustin NAUD et la marraine (?) GERMAIN ont déclaré ne savoir écrire ainsi que le présentateur.

‘Alternative’ Metis Nation Alert; Frauds exposed from the west to the east

Here’s David Bouchard’s proof. Scrip application proof and all, too. I don’t know who compelled you to this slander, Robyn, or why you enjoy it so much. You were set up.

https://twitter.com/davidbouchard/status/1054950831026593798?s=19

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This is not new news, it has been reported in previous years, but it doesn’t seem to quell the ongoing efforts of those who would take advantage of a history not well known nor those who would reward them in the name of ‘reconciliation’ or any other feel-good motivation.

Although I’m aware of several well-known & award winning Canadians who have been exposed as having usurped Indigenous identity on which to build a career, i.e. Joseph Boyden, I’ve just learned of another, the Order of Canada and several other prestigious awards recipient, David Bouchard.

Bouchard, who claims Metis ancestry, was exposed for using the officially recognized Metis Nation for his own background and gain, after it was discovered he didn’t meet the required ancestral lineage. He responded by creating ‘alternative metis’ groups, which appear to be based in some idea of a pan-Indigenous society. Let’s make it clear, Indigenous nations…

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White people: stop defining us and defiling our symbolism.

I first saw this picture last week. Several people alerted me to this image. The graphic rates well for shock effect. It was published to accompany an article published in the September edition of Maisonneuve magazine, to go along with Halifax’s Saint-Mary University professor Darryl Leroux’s article “Self-Made Métis,” in which he writes how tens of thousands of Canadians have begun calling themselves Métis, and now they’re trying to get the courts to agree. 

I can’t tell you who the artist is or whether s.he is Indigenous. It’s obvious that whoever made this drawing knows something about Indigenous symbolism and was going for a shock factor.

Everyone should be concerned about this image.

Who might fit a stereotypical image of the Noble Indian?

Before you continue reading, stop. Ask yourself if your grandchildren’s grandchildren would loose claim to your Nation, to your community, based on how s.he may physically appear on the outside.

The drawing is being used as a commentary on identity politics between First Nations without status and Métis from outside the branded Métis “Nation” (a specific geographic area that excludes parts of BC and Ontario, as well as all of the NWT, Quebec, Nova Scotia and New Brunswick.)

Let’s face facts:

This picture is violent in nature. It’s blasphemous. It’s full of imagery and innuendos intended to send a clear message of segregation. The image clearly mirrors disrespect for Indigenous symbolism by way of poking fun of sacred objects such as the Medicine Wheel and traditional Regalia. It uses the stereotype of a Caucasian, Aryan-looking male desecrating the Peaked Hood  worn as part of the women of the Wabanaki Confederacy Regalia.

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Traditionally embroidered with beaded swirls, the Peaked Hood is sacred to the woman of the Confederacy. In this case, a Christian crucifix that looks like a Nazi cross replaces the bottom embroidery.

The Peaked Hood is placed on top of a camouflage-coloured baseball cap that would somehow imply that everybody seeking to assert Indigenous identity is doing so for hunting privileges.

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Along with the rappala fishing lure that misappropriates the use of the Sacred Medicine Wheel, while featuring colours of the four directions in wrong order, the graphic seeks to reaffirm the trope that Indigenous Peoples get free, unlimited money and harvesting rights in Canada.

The Fleurs de Lys: an image associated with the French-Indian war, a symbol used by Louis Riel’s provisional government. The Fleur de Lys was a symbol of resistance to the Hudson Bay Company and to British colonization.

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In what should be seriously examined as an affront to all Métis, the artist misuses the Fleurs de Lys, a symbol close to the heart of every Métis with French ancestry as well as every First Nation  who held alliances with France.

S.he makes it about how Québécois identity is not compatible with Indigenous identity and reduces the history of Indigenous Peoples to British colonial rule.

Last but not least, the red nose. Symbolism of the drunk native. Reducing to a stereotype the blood quantum theory at the basis of the Indian act.

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One can assume the image content displays that whatever DNA is left in a mixed-blood native individual is a genetic leftover of generational alcohol dependency. The drunken Indian stereotype, one of the most harmful discriminatory tropes associated with First Nations, Inuit and Métis Peoples, seemingly is what remains during Whitewashing, all cultural traits diminish and are lost yet only the worst stereotype remains, carrying forward to future generations.

I’m sure I’m missing a few more imageries in this egregious art piece. I’ve relied on the keen eye of a few Métis and First Nation artists (who wish to remain anonymous).

Readers may or may not agree on the definitions of Indigenous identity.  These are important, crucial discussions that should not be influenced by White academia, in my opinion, no more than the criteria that states community acceptance be dictated by its Own People and not by the Settler’s governments.

We owe it to ourselves to speak out. We need to do it for our grandchildren’s grandchildren; those not yet born, for whom we hold land, traditions and culture.

The image has been made public and no copyright infringement is intended during this artistic critique and study of this work. 

Culling the Indians: A Timeline

Everybody tends to refer to 1876 as the benchmark of Canada’s legacy of colonialism. But the intent to terminate Indigenous rights began 103 years prior to the Indian Act.

Here’s the timeline:

1763: The Royal Proclamation. Proclaimed as the “Indian Magna Carta“. It guaranteed certain rights and protections. It established how Britain could acquire lands.

1850: An Act for the better protection of the Lands and Property of the Indians in Lower Canada. Included are all descendants of such people, non-Indians who “intermarried with such Indians,” people whose parents were considered Indians, and “all persons adopted by them”

1857: An Act to Encourage the Gradual Civilization of the Indian Tribes in the Province was passed by the fifth Parliament of the Province of Canada. Any Indian who can read or speak English or French, has no debts and is of good character becomes considered as a “legal Person” and “civilized” in the eyes of the British government.

1869: An Act for the Gradual Enfranchisement of Indians, the Better Management of Indian Affairs, and to Extend the Provisions of the Act. This further restricted definition of who was regarded a Indian. Only persons of one quarter Indian blood could be acknowledged Indian.

1870: The Manitoba Act.  Individuals residing in the vicinity of present-day Winnipeg were offered Scrip, a promissory note giving each individual a private ownership of 64 hectares in exchange of their Indian land title.

1876: The Indian Act. Meant to consolidate all the previous ordinances aiming to terminate First Nations culture in favour of assimilation into Euro-Canadian society. Much of the Act pertaining to identity and the exclusions based on gender have since been repealed and the act has gone through several amendments.

Any descendants of the people who became excluded by any of these laws remain victims of historic injustices as a result their colonization. We are prevented from exercising, in particular, our right to development in accordance with our own needs and interests and denied our right to self-determination.

 

The Sillery “reduction” and Pachirini’s fief: first reserves for christian Indigenous

In 1637, missionaries of the Society of Jesus, the Jesuits, found a mission outside the village of Kébec. The Jesuits choose an important site for the First Nations, known as Kamisk8a 8angachitthe eel tip and the place to fish (known as Sillery).

Initially, the reduction of Sillery is called the St. Joseph Mission (not to be confused with its namesake created in 1680 in the Country of the Illinois Nation). The goal is sedentarization, conversion to Catholicism, and the education of the neighboring First Nations – Innu Nations, Atikamekw, Algonquin, the Wendat Nation, and even some converts from the Mohawk and Abenaki Nation. At the same time, unions between Nations, including that of the Settlers, are encouraged by missionaries because this type of union

will oblige all savages to love the French as their brothers. They testify to wish it with passion, for they never have more satisfaction with our speeches when we promise them that we will take their daughters in marriage, for after that there is a thousand applause. They tell us that when we do this marriage, they will hold us as their nation, considering the descent and kinship of families by their wives and not by men, all the more so, say he, that we know that the mother of the child, but not sternly who is the father.

At first, the Jesuits think that

These marriages can not produce any bad inconvenience, for never will savage wives seduce their husbands to live miserable in the woods, as do the peoples of New France, and the children who will be born of these marriages may be none other than Christians, nourished and raise up among the French and in their dwelling, besides that there is no appearance, in the docility of this people who is not warned of any other religion, that the married woman can not easily be solved. to follow the religion of her husband, in which, when she considers only the diversity of life, she will embrace a life of angels instead of the misery of other savage women

In the first decade, the mission was renamed in honor of Noël BRÛLARD de Sillery, a Frenchman turned Jesuit who donated his property to establish a mission to evangelize the First Nations of New France. Houses, a chapel, a mill and a bastioned enclosure are built there.

Thanks to the Sillery Register, which contains marriages and baptisms, the list of residents of 1666 and the Confession and Enumeration of 1678, we can see the acts of some 400 men, women and children who lived at the Mission.

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The Sillery Register reflects the “Pan-Indigenous” role of Sillery’s mission. Representatives of several Nations visit or stay there: in addition to Montagnais and Algonquins of the beginning, there are Attikameks, Hurons, Nipissiriens, Abenaki, Socoquis, etc., who come to learn about the faith. . The presence or stay in Sillery of great figures of the Amerindian world like Noël Negabamat / Tekouerimat, Makheabichigiou, Pigarouich and Tgondatsa, confirm the role played by Sillery in Amerindian relations. Originally intended for the Algonquins and Montagnais, Sillery then welcomed the Abenaki, whose presence is reported from 1676 to 1688. This is the densest period of the register for the frequency of baptisms. In fact, most of the Aboriginal baptisms attributed to Sillery (1,099 out of 1,716, or 64%)

At birth, the child receives a Native American name of his own; at baptism, we give him a Christian name. Amerindians have no surnames and it is exceptional that the child has the same name as his father. Some
many Amerindians have inherited French nicknames, indicated in French in the Latin text: L’Arquebuze, Le Marchant, Castillon, Compere Colas, the great Jacques, etc.

From 1687, and for non-obvious reasons, the Pan-Indigenous families, now fluent in the French language, leave Sillery and the mission is abandoned.

At the same time, the Pan-Indigenous families of the late Charles PACHIRINI, Sachem of the Makwag clan of the WESKARINI Nation (nicknamed the Little Mission), leave the Montmagny Fief near the Tapiskwan River (known as the Saint-Maurice) where these Christian First Nations settled.

Trois Rivieres

From 1690 onward, we begin to find the families from these two sites at the Seigneury of the ile Dupas-et-du-Chicot, which Charles Aubert de la Chesnaye had conceded to Louis DANDONNEAU and his brother-in-law Jacques BRISSET. The site, which consists of a network of islands upstream of Lake Nebesek (also known as Angouleme and Saint-Pierre), had never been inhabited continuously before. The archipelago was a fishing and hunting area used by many neighboring First Nations.

In 1699, both Sillery and Pachirini’s fief were removed from the “Savages” and handed over to the Jesuits. The document indicates that the “Indians” had abandoned the sites near the Jesuit lands. The document was made between Hector de CALLIÈRES and the Jesuits, without any participation or consent of any First Nations representative or their descendants.


Further research is needed to examine the impacts of this legal document on the land claims of First Nations and Metis descendants who had their rights revoked in these territories.

Sources:

Pierre de SESMAISONS, Raisons qui peuvent induire Sa Saincteté à permettre aux François qui habitent la Nouvelle-France d’espouser dez filles sauvages, quoyque non baptisées ny mesmes encorre beaucoup instruictes à la foy chrestienne [avant 1635] MNFIII

Léo-Paul HÉBERT, Évangéliser les Amérindiens : Le vieux Registre de Sillery (1638-1688) Je me souviens… Numéro 31, automne 1992 URI : id.erudit.org/iderudit/8112ac

Jean COURNOYER, La Mémoire du Québec, de 1534 à nos jours, Stanké 2001

 

La réduction de Sillery et le fief Pachirini: premières réserves des autochtones chrétiens

En 1637, des missionaires de la Société de Jésus, les Jésuites, fondent une mission à l’extérieur du village de Kébec. Les Jésuites choisissent un site important aux Premières Nations, connue comme étant Kamisk8a 8angachitla pointe aux anguilles et l’endroit ou aller pêcher (connue aussi comme Sillery).

Initialement, la réduction de Sillery est appelée la mission Saint-Joseph (à ne pas confondre avec son homonyme créé en 1680 au Pays des Illinois). L’objectif est la sédentarisation, la converstion au catholicisme et l’éducation des Premières Nations avoisinantes, soit des Nations Innue, Atikamekw,  Algonquin, la Nation Wendat et même quelques convertis de la Nation des Agniers et Abénakis. En même temps, les unions entre les Nations, incluant les colons, est encouragée par les missionaires, car ce type d’union

obligera tous les sauvages à aymer les François comme leurs frères. Ils nous tesmoignent le souhaiter avec passion, car ilz n’ont jamais plus de contentement de noz discours lors que nous leur promettons que nous prendrons leurs filles en mariage, car après cela ilz nous font mille aplaudissements. Ilz nous disent que quand nous ferons ce mariage, ilz nous tiendront comme de leur nation, considérant la descente et parenté des familles par leurs femmes et non par les hommes, d’autant, disent-ilz, que l’on sçait asseurément quelle est la mère de l’énfant, mais non pas asseurément qui en est le père.

Au début, les Jésuites pensent que

ces mariages ne peuvent produire aucun mauvais inconvénient, car jamais les femmes sauvages ne séduiront leurs maris pour vivre misérables dans les bois, comme font les peuples de la Nouvelle-France et les enfans qui naisteront de ces mariages ne peuvent estre autres que chrestiens, nouris et eslevez parmy les François et dans leur habitation, outre qu’il n’y a pas d’apparence, dans la docilité de ce peuple qui n’est prévenu d’aucune autre religion, que la femme estant mariée ne se laisse facilement résoudre a suivre la religion de son mary dans laquelle, quand elle ne considéreroit que la diversité de la vie, elle goustera une vie des anges auprès de la misère des autres femmes sauvages

Dans la première décennie, on renomma la mission en l’honneur de Noël BRÛLARD de Sillery, un Français devenu Jésuite qui avait donné ses biens pour établir une mission visant l’évangélisation des Premières Nations de la Nouvelle-France. On y bâtit des maisons, une chapelle, un moulin et une enceinte bastionnée.

Grâce au Registre de Sillery, qui contient les mariages et baptêmes, la liste des résidents de 1666 ainsi que l’Aveu et  Dénombrement de 1678, nous pouvons constater les actes des quelques 400 hommes, femmes et enfants qui vivaient à la Mission.

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Le Registre de Sillery reflète bien le rôle «panamérindien» de la mission de Sillery. Des représentants de plusieurs nations y passent ou y séjournent: en plus des Montagnais et des Algonquins du début, il y a des Attikameks, des Hurons, des Nipissiriens, des Abénaquis, des Socoquis, etc., qui viennent s’initier à la foi. La présence ou le séjour à Sillery de grandes figures du monde amérindien comme Noël Negabamat/Tekouerimat, Makheabichigiou, Pigarouich et Tgondatsa, confirment le rôle joué par Sillery dans les relations amérindiennes. Destinée d’abord aux Algonquins et aux Montagnais, Sillery accueille ensuite les Abénaquis, dont la présence est signalée de 1676 à 1688. C’est la période la plus dense du registre pour la fréquence des baptêmes. D’ailleurs, on constate que la plupart des baptêmes d’autochtones conférés à Sillery (1 099 sur 1 716, soit 64%)

À sa naissance l’enfant reçoit un nom amérindien qui lui est propre; au baptême, on lui donne un prénom chrétien. Les Amérindiens n’ont pas de patronymes et il est exceptionnel que l’enfant porte le même nom que son père. Un certain

nombre d’Amérindiens ont hérité de surnoms à la française, indiqués en français dans le texte latin: L’Arquebuze, Le Marchant, Castillon, Compère Colas, le grand Jacques, etc.

A partir de 1687, et pour des raisons non-apparentes, les familles panamérindiennes, maintenant parlant couramment la langue française, quittent Sillery et la mission est abandonnée.

Simultanément, les familles panamérindiennes du défunt Charles PACHIRINI, Sachem du clan Makwag de la Nation WESKARINI (surnommée la Petite Mission), abandonnent le fief Montmagny près de la rivière Tapiskwan, (connue comme le Saint-Maurice) où s’étaient installés ces Sauvages chrétiens.

Trois Rivieres

Dès 1690, on commence à retrouver les familles issues de ces deux emplacements à la Seigneurie de l’île Dupas-et-du-Chicot, que Charles AUBERT de la Chesnaye avait concédé à Louis DANDONNEAU et son beau-frère Jacques BRISSET. L’emplacement, qui consiste d’un réseau d’îles à l’amont du lac Nebesek (connue aussi comme Angoulème et Saint-Pierre), n’avait jamais été habité de façon continue auparavant. L’archipel était un endroit de pêche et de chasse utilisé par plusieurs Premières Nations avoisinantes.

En 1699, les deux endroits se voient enlevés des “Sauvages” et remis aux Jésuites. Le document indique que les “Sauvages” avaient abandonné les emplacements situés près des terres des Jésuites. Le document fût effectué entre Hector de CALLIÈRES et les Jésuites, sans participation ni consentement d’aucun représentant des Premières Nations.

Des recherches plus approfondies doivent avoir lieu afin d’examiner les impacts de ce document sur les revendications territoriales des descendants des Premières Nations qui s’étaient vus abrogés leurs droits à ces territoires.

Sources:

Pierre de SESMAISONS, Raisons qui peuvent induire Sa Saincteté à permettre aux François qui habitent la Nouvelle-France d’espouser dez filles sauvages, quoyque non baptisées ny mesmes encorre beaucoup instruictes à la foy chrestienne [avant 1635] MNFIII

Léo-Paul HÉBERT, Évangéliser les Amérindiens : Le vieux Registre de Sillery (1638-1688) Je me souviens… Numéro 31, automne 1992 URI : id.erudit.org/iderudit/8112ac

Jean COURNOYER, La Mémoire du Québec, de 1534 à nos jours, Stanké 2001